Information médicale

Fiches illustrées vous décrivant les interventions chirurgicales les plus courantes.

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Ligamentoplastie du ligament croisé antérieur

Avec maintenant plus de 45000 interventions par année en France, la chirurgie du ligament croisé antérieur est devenue une pratique courante. Elle redonne au genou une stabilité perdue suite à la rupture du ligament croisé antérieur.

1. Genou sain

Le ligament croise antérieur est tendu entre le fémur et le tibia

2. Rupture du ligament croisé antérieur

Le ligament est rompu. Il n’assure plus la stabilité du tibia sous le fémur.

3. Après ligamentoplastie.

Le nouveau ligament est mis à la place de l’ancien, il est ancré dans des tunnels osseux à l’aide de boutons fixés à l’os.

4. Ligament rompu.

Le ligament croisé antérieur n’est pas visualisé en avant du ligament croisé postérieur.

5. Après ligamentoplastie.

Le nouveau ligament est à la place de l’ancien prêt à assurer la stabilité.

Pourquoi et quand

La ligamentoplastie du genou est le traitement chirurgical des ruptures du ligament croisé antérieur. Cette rupture se produit lors des traumatismes en rotation du genou, le plus souvent pendant la pratique du sport. Une fois rompu, il ne cicatrise pas car les deux extrémités ne sont plus au contact l’une de l’autre.
Le rôle du ligament croisé est de maintenir le tibia sous le fémur. Lorsqu’il est rompu, le tibia a tendance à être trop mobile, causant une sensation de déboîtement, de jambe qui « lâche » qu’on appelle instabilité. Habituellement, cette instabilité est rare dans la vie courante mais empêche 9 fois sur 10 la pratique des sports pivots tels que le football, le ski…
L’intervention n’est pas systématique, de nombreuses personnes vivent sans ligament croisé. Cependant, en cas d’instabilité dans la vie courante ou lors du sport, l’intervention est logique. Elle est aussi recommandée chez les patients jeunes ou ayant des lésions méniscales associées car la rupture va accélérer l’usure du cartilage et des ménisques et peut donc provoquer une arthrose précoce.
Ainsi l’intervention chez un jeune homme de 20 ans, faisant du foot et ayant une lésion méniscale est recommandée car il a peu de chance de reprendre le football et a un grand risque d’arthrose à 35 ans. A l’inverse, chez un homme de 65 ans, stable, pratiquant le vélo, sans lésion méniscale et sans gène dans la vie courante, l’intervention n’est pas indiquée.
A noter qu’il est toujours recommandé de faire de la kinésithérapie après la rupture que l’on se fasse opérer ou non. En cas de chirurgie, cela permet de récupérer plus rapidement après l’intervention. En absence de chirurgie, le renforcement des muscles autour du genou aide à diminuer l’instabilité.

Anatomie du ligament croisé

Le ligament croisé antérieur est tendu au milieu du genou, entre la partie postérieure du fémur et la partie antérieure du tibia. Il maintient donc le tibia sous le genou en l’empêchant de partir vers l’avant. C’est ce déplacement vers l’avant qui donne la sensation de déboîtement et de genou qui lâche, ou de genou auquel on ne peut pas faire confiance. Lors de l’examen, si le médecin arrive à provoquer la mobilité anormale (test du tiroir antérieur, Lachmann et ressaut rotatoire), cela signifie la rupture du ligament.

Intervention

La durée est d’environ 40 minutes et se pratique sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie.
La chirurgie est faite sous arthroscopie, sans ouvrir l’articulation ce qui permet une récupération plus rapide.
Une caméra est introduite par une petite incision pour visualiser la rupture et les ménisques.
Par une incision de deux centimètres à la face interne du genou, l’extrémité distale du tendon du muscle demi-tendineux (un muscle de la face postérieure de la cuisse) est prélevé. Ce tendon est replié en 4 sur lui-même pour former le nouveau ligament croisé. Le muscle demi tendineux cicatrisera par la suite.
Le ligament est ensuite entré et fixé dans le genou sur le fémur et le tibia par l’intermédiaire à l’emplacement du ligament rompu. Il reprend ainsi le trajet exact du ligament croisé. Il est fixé par un système de boutons le temps que l’os cicatrise sur le tendon. D’éventuelles lésions méniscales ou cartilagineuses sont traitées si besoin.
Un traitement contre la douleur est mis en place, surveillé et adapté à ce que vous ressentez.

Suites opératoires

Sauf exception, l’intervention se fait en ambulatoire (en entrant le matin et en sortant le jour même).
La kinésithérapie est débutée dès le lendemain chez un kinésithérapeute ou en centre afin de diminuer l’épanchement du genou et récupérer le plus vite possible la mobilité.
Il faut glacer le plus souvent possible à l’aide de l’attelle de compression, au moins 5 fois 20 minutes par jour.
Des cannes sont utilisées en fonction de la douleur et sont généralement abandonnées dans le premier mois.
La reprise de la conduite est envisageable à 4 semaines.
La reprise du travail se fait en moyenne à 6 semaines mais avec d’importantes variations en fonction de votre travail
La reprise du sport se fait de manière très progressive par paliers, vélo et natation vers 6 semaines, footing entre 3 et 4 mois, début des pivots vers 6 mois, reprise des sports collectifs en compétition vers 8 à 9 mois. Il faut comprendre que la vitesse de récupération est variable d’une personne à l’autre et on ne passe à l’étape suivante que si la précédente est validée.

Risques

Une raideur peut se developper d’où l’importance de la rééducation afin de récupérer de bonnes mobilités.
Un saignement de la zone opérée peut se produire. Dans de rares cas, il est nécessaire de l’évacuer.
L’infection articulaire est très rare car lors de l’arthroscopie de l’eau est injectée en permanence afin de voir avec la caméra. Si cela se produit, il est nécessaire de faire un lavage chirurgical et de mettre en place une antibiothérapie pendant 6 semaines.
Des caillots sanguins peuvent se créer dans les veines des jambes, constituant une phlébite. Des anticoagulants sont prescrits en systématique pendant une courte durée pour réduire ce risque au maximum.
Le nouveau ligament comme l’ancien n’est malheureusement pas incassable, il existe un faible risque de rupture qui est augmenté à 3-4 mois de l’intervention avant de diminuer.

Résultats

La ligamentoplastie permet de redonner une La stabilité au genou dans l’immense majorité des cas même si les sensations peuvent être différentes de celles avant la rupture. 80% des patients arrivent à reprendre le sport à un niveau équivalent. Elle permet de diminuer le risque de lésions méniscales et cartilagineuses et protége ainsi votre genou. Il faut cependant comprendre que la rééducation est longue et capitale afin d’obtenir le résultat souhaité.

Pourquoi et quand

La ligamentoplastie du genou est le traitement chirurgical des ruptures du ligament croisé antérieur. Cette rupture se produit lors des traumatismes en rotation du genou, le plus souvent pendant la pratique du sport. Une fois rompu, il ne cicatrise pas car les deux extrémités ne sont plus au contact l’une de l’autre.

Le rôle du ligament croisé est de maintenir le tibia sous le fémur. Lorsqu’il est rompu, le tibia a tendance à être trop mobile, causant une sensation de déboîtement, de jambe qui « lâche » qu’on appelle instabilité. Habituellement, cette instabilité est rare dans la vie courante mais empêche 9 fois sur 10 la pratique des sports pivots tels que le football, le ski…

L’intervention n’est pas systématique, de nombreuses personnes vivent sans ligament croisé. Cependant, en cas d’instabilité dans la vie courante ou lors du sport, l’intervention est logique. Elle est aussi recommandée chez les patients jeunes ou ayant des lésions méniscales associées car la rupture va accélérer l’usure du cartilage et des ménisques et peut donc provoquer une arthrose précoce.

Ainsi l’intervention chez un jeune homme de 20 ans, faisant du foot et ayant une lésion méniscale est recommandée car il a peu de chance de reprendre le football et a un grand risque d’arthrose à 35 ans. A l’inverse, chez un homme de 65 ans, stable, pratiquant le vélo, sans lésion méniscale et sans gène dans la vie courante, l’intervention n’est pas indiquée.

A noter qu’il est toujours recommandé de faire de la kinésithérapie après la rupture que l’on se fasse opérer ou non. En cas de chirurgie, cela permet de récupérer plus rapidement après l’intervention. En absence de chirurgie, le renforcement des muscles autour du genou aide à diminuer l’instabilité.

 

Anatomie du ligament croisé

Le ligament croisé antérieur est tendu au milieu du genou, entre la partie postérieure du fémur et la partie antérieure du tibia. Il maintient donc le tibia sous le genou en l’empêchant de partir vers l’avant. C’est ce déplacement vers l’avant qui donne la sensation de déboîtement et de genou qui lâche, ou de genou auquel on ne peut pas faire confiance. Lors de l’examen, si le médecin arrive à provoquer la mobilité anormale (test du tiroir antérieur, Lachmann et ressaut rotatoire), cela signifie la rupture du ligament.

 

Intervention

La durée est d’environ 40 minutes et se pratique sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie.

La chirurgie est faite sous arthroscopie, sans ouvrir l’articulation ce qui permet une récupération plus rapide.

Une caméra est introduite par une petite incision pour visualiser la rupture et les ménisques.

Par une incision de deux centimètres à la face interne du genou, l’extrémité distale du tendon du muscle demi-tendineux  (un muscle de la face postérieure de la cuisse) est prélevé. Ce tendon est replié en 4 sur lui-même pour former le nouveau ligament croisé. Le muscle demi tendineux cicatrisera par la suite.

Le ligament est ensuite entré et fixé dans le genou sur le fémur et le tibia par l’intermédiaire  à l’emplacement du ligament rompu. Il reprend ainsi le trajet exact du ligament croisé. Il est fixé par un système de boutons le temps que l’os cicatrise sur le tendon. D’éventuelles lésions méniscales ou cartilagineuses sont traitées si besoin.

Un traitement contre la douleur est mis en place, surveillé et adapté à ce que vous ressentez.

Suites opératoires

Sauf exception, l’intervention se fait en ambulatoire (en entrant le matin et en sortant le jour même).
La kinésithérapie est débutée dès le lendemain chez un kinésithérapeute ou en centre afin de diminuer l’épanchement du genou et récupérer le plus vite possible la mobilité.
Il faut glacer le plus souvent possible à l’aide de l’attelle de compression, au moins 5 fois 20 minutes par jour.
Des cannes sont utilisées en fonction de la douleur et sont généralement abandonnées dans le premier mois.
La reprise de la conduite est envisageable à 4 semaines.
La reprise du travail se fait en moyenne à 6 semaines mais avec d’importantes variations en fonction de votre travail
La reprise du sport se fait de manière très progressive par paliers, vélo et natation vers 6 semaines, footing entre 3 et 4 mois, début des pivots vers 6 mois, reprise des sports collectifs en compétition vers 8 à 9 mois. Il faut comprendre que la vitesse de récupération est variable d’une personne à l’autre et on ne passe à l’étape suivante que si la précédente est validée.

Risques

Une raideur peut se developper d’où l’importance de la rééducation afin de récupérer de bonnes mobilités.
Un saignement de la zone opérée peut se produire. Dans de rares cas, il est nécessaire de l’évacuer.
L’infection articulaire est très rare car lors de l’arthroscopie de l’eau est injectée en permanence afin de voir avec la caméra. Si cela se produit, il est nécessaire de faire un lavage chirurgical et de mettre en place une antibiothérapie pendant 6 semaines.
Des caillots sanguins peuvent se créer dans les veines des jambes, constituant une phlébite. Des anticoagulants sont prescrits en systématique pendant une courte durée pour réduire ce risque au maximum.
Le nouveau ligament comme l’ancien n’est malheureusement pas incassable, il existe un faible risque de rupture qui est augmenté à 3-4 mois de l’intervention avant de diminuer.

Résultats

La ligamentoplastie permet de redonner une stabilité au genou dans l’immense majorité des cas même si les sensations peuvent être différentes de celles avant la rupture. 80% des patients arrivent à reprendre le sport à un niveau équivalent. Elle permet de diminuer le risque de lésions méniscales et cartilagineuses et protége ainsi votre genou. Il faut cependant comprendre que la rééducation est longue et capitale afin d’obtenir le résultat souhaité.

1. Genou sain

Le ligament croisé antérieur est tendu entre le fémur et le tibia..

2. Rupture du ligament croisé antérieur

Le ligament est rompu. Il n’assure plus la stabilité du tibia sous le fémur.

3. Apres ligamentoplastie.

Le nouveau ligament est mis à la place de l’ancien, il est ancré dans des tunnels osseux à l’aide de boutons fixés à l’os.

4. Ligament rompu.

Le ligament croisé antérieur n’est pas visualisé en avant du ligament croisé postérieur.

5. Apres ligamentoplastie.

Le nouveau ligament est  à a place de l’ancien prêt à assurer la stabilité.

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